16 septembre 2007
Stérile
Vertueuse existence parsemée de leurres
Pour une autre souffrance sa mort ultérieure.
Un abandon charnel suit donation de soi
A qui de plus formel que ce sonneur de glas ?
Demeurer immortel en leur cœur arrogant,
Feu désir d’éternel dans l’esprit d’un mourant…
Avec le temps lassé restent maintes photos
Et quelques graviers en signe de tombeau.
Il s’en est donc allé et ne rien leur laisser,
Ni d’émois partagés, ni de traces à jamais,
Sans un réel plaisir, juste un amer désir.
Toute une vie à bâtir, sa seule mort pour détruire.
Juin 1997
11:05 Publié dans Poemes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note









Commentaires
Décidément, David, tu as tous les talents, nage comme un poisson dans tous les bains (roman, nouvelle, poésie).
Ce poème est bouleversant...
Ecrit par : Koryfée | 17 septembre 2007
Talent, je n'irais pas jusque là... Mais en tous cas -sauf excès - je sais bien raconter les blagues. C'est déjà ça.
Merci pour ce compliment de la part de l'adolescent qui a, en moi, rédigé ces quelques lignes. C'était avant de passer aux nouvelles puis aux romans (sauvagement gardés par mes clefs USB).
Ecrit par : DCANCY | 29 septembre 2007
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