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        <title>DCANCY - roman</title>
        <description>Auteur en quête d'éditeur</description>
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        <lastBuildDate>Mon, 19 May 2008 19:53:22 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Roman inachevé (2/2)</title>
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                <author>noreply@ (dcancy)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 21 Nov 2007 10:00:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &amp;nbsp;.......................... &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Il se rabougrit sur son siège tandis que je levais les stores extérieurs. Ce qui l’avait poussé jusqu’ici tenait du service, à n’en pas douter. Il refusa un bonbon au miel que je lui proposais. Je déglutis et posais les coudes sur le bureau en signe d’attente. Mes bracelets artisanaux claquaient au moindre de mes mouvements. J’avais conscience du pouvoir de l’irritation.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Je voulais vous demander une faveur. Le RMI doit tomber dans deux semaines mais j’ai besoin d’une avance. C’est un gros coup à ne pas louper. Quelqu’un s’est désisté du studio d’enregistrement et je peut prendre sa place pour pas cher. La chance d’une vie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Je survolais d’un œil distant le courrier reçu. Mon scepticisme prédominait, apparent. Je me raclais la gorge.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Rock-star, quelle originalité de perspective…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Non, pop-star, insista le gamin soudain démis de son étrange timidité. Le créneau est plus porteur, le public plus large.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- C’est moins pire en effet.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Parfois une voix m’insufflait que je pouvais apparaître blasée. Ma conscience ne tardait pas alors à me rappeler sa lucidité. Je n’en avais jamais douté.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Vous ne m’aimez pas, me demanda-t-il sans oser me considérer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Qu’est-ce qu’aimer, mon cher Nathan&amp;nbsp;? Une notion aussi fluctuante qu’obsolète. J’aime les flans pâtissiers, la sensation des vagues entre mes orteils, les séries télé policières comme les raisonnements cohérents…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Et votre fille.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Il faut bien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Il faut bien&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Anna est ma fille, c’est mon devoir que de l’aimer. Comme tu le fais avec tes parents.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Pas trop en fait, si je dois être honnête.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Je ne te demande pas de l’être, dis-je à bout de patience. Contentons-nous des formules de courtoisie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- C’est bon pour mon avance alors&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Je réfléchis un centième de dixième de secondes. Dans ma main, j’avais tous les arguments pour réfuter. Ensuite venaient les instants de délice. Ceux où je mimais la réflexion.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Non.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Comment ça&amp;nbsp;: non&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- N... O… N… No, niet, nada, que dalle. Tu veux que je cherche des synonymes ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Pourquoi faites-vous ça&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Pour éviter que tu sois dans la merde plus tard. Dans quelques temps tu me remercieras.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Polie mais ferme, je tentais d’écourter l’échange et de le raccompagner jusqu’à la sortie. Le bougre restait hébété sur son siège. Le monde semblait lui tomber sur les épaules. N’était pas Atlas qui voulait. Surtout celui qui vivait dans un monde d’illusions.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Vous pensez que je ne suis pas à la hauteur de votre fille&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Ne cherche pas à te faire de mal, Nathan. Je ne peux pas, je ne peux pas.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Parce qu’elle est dans les études, vous pensez qu’elle a un avenir alors que moi je trime, donc je suis un looser. Et qu’ensemble, vu que je vais l’entraîner, on fonce dans une impasse.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Il n’était pas complément idiot. Cette révélation soudaine imposa un silence. J’aimais à ce que les gens comprennent d’eux-mêmes. Il était d’autant plus facile de leur faire avaler ensuite les pires couleuvres.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Et si je vous prouve le contraire&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- De quoi parles-tu&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Si je vous prouve que je suis digne de l’amour de votre fille, m’accorderez-vous l’avance&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Plus il s’énervait et plus ses cheveux hirsutes, d’un noir opaque, dodelinaient. C’en était tellement attendrissant que je me devais de l’écouter. Par principe également&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Pas de chanson à ma gloire, s’il te plait.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Donnez-moi une semaine et je vous prouverais que je suis digne de confiance.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Intérieurement, j’oscillais entre la volonté d’écourter la conversation, pour reprendre mon rituel, et celle de me laisser prendre à son jeu. Les deux n’étaient pas incompatibles, contrairement aux apparences. La coïncidence tombait même à pic.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;A sa grande surprise, je conclus le pacte en lui serrant la main. Il avait évité les questions sur l’encens, la veilleuse et la pénombre, voilà déjà un point à éviter au prochain repas de famille. Enfin lors d’un apéro avec le jus de fruits qu’il apportait, M. Nathan étant un végétarien pro-bio qui ne voulait pas forcer ses conceptions par conformisme.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Six jours même. Tu as jusqu’à mardi prochain pour me le démontrer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Merci beaucoup, M’dame Kapler. Ca restera entre nous&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- J’entends bien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Et je claquais alors la porte derrière lui et sombrais à nouveau dans la lumière de mon rituel.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Roman inachevé (1/2)</title>
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                <author>noreply@ (dcancy)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 19 Nov 2007 17:21:47 +0100</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Il y a des choses que l'on arrive pas à poursuivre, pour des raisons X ou Y. Voici le premier chapitre d'un roman inachevé.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;&lt;i&gt;Le temps est une autoroute. Il reste fixe, je suis mouvante. En quarante-six ans, je n’ai presque rien vu du paysage qui défilait autour de moi comme dans le rétroviseur. Foncer vers l’avant. Toujours suivre la ligne. C’est une question de choix que de savoir où l’on va.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;&lt;i&gt;C’est rassurant aussi.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Mon BAF (Boulot-Acquis-Famille) demeurait des plus socialement valorisés. Une belle maison décorée avec goût, le mien, une fille non parfaite mais peu engrossée de défauts, étaient autant de réussite à porter à mon crédit, fut-il passé. Ni trop de manques, ni à jalouser, j’appartenais à la caste de l’élite. Et pourtant, il y avait toujours ce moment où j’avais besoin de ça.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Je laissais ma main s’effiler sur la peinture grésée du mur. Que le contact était âpre sur ma peau si douce ! Je ne connaissais rien de tel que la mise en perspective pour comprendre. Pour se savoir vivant, il fallait s’éprouver. Le petit rituel – pèlerinage annuel – qui allait commencer dans quelques minutes l’illustrait de manière magistrale.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;J’éteignis mon portable, rangeais mon badge de «&amp;nbsp;conseillère financière&amp;nbsp;» et commençais à abaisser les stores. Une mélodie, née des tréfonds de cette adolescence mise de côté, me revint au bord des lèvres. J’en souriais. Avec le temps, je persévérais dans les automatismes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Ce rôle de bourgeoise auto-satisfaite, je le devais à mon ambition, surévaluée mais terriblement efficace. Elle m’avait conduit à rencontrer celui qui allait devenir mon mari. Mais avant les intimes familiarités, il y avait l’homme de pouvoir, un cadre des télécommunications au réseau influent. Certes, Jean-Jacques possédait nombre de qualités, la transparence restant celle qui lui revenait de droit. C’était à se demander à quoi il tenait cette gloire passée et acquise. A qui plutôt. Mes beaux-parents avaient certainement eu un rôle à jouer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;A mesure que les lamelles du store se refermaient, une pénombre, si propice à la solitude, s’installa. Une foule grouillait, gémissait et s’agitait dans la salle d’attente de la banque. Un matin on-ne-peut plus banal. Du coin de l’œil, je vérifiais à l’horloge aux couleurs accrocheuses. Imperméable comme un roc, mon regard se figea ainsi quelques instants. Le décompte des minutes, des secondes m’ancraient dans l’irréalité. Celle de l’autoroute du temps. Je pouvais enfin voir, comprendre, me recueillir.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Puis le moment arriva. Le tic de l’horloge provoqua un clac dans ma tête. Tout me revint en mémoire. J’avançais à pas mesurés, puis ouvris le tiroir de mon bureau. Lovée dans un fourbi à contre-nature de mon impériale rigueur se déployait une veilleuse électrique. Pas le truc pour bébé, orné de motifs puérils, non. C’était un bel étui translucide plastifié. Je le branchais aussitôt sur le multiprise, puis allumais un encens.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Le rituel pouvait commencer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Adossée au siège en cuir, je fermais les yeux puis inspirais profondément. Mes mains se décrispaient peu à peu. Mon sang se liquéfiait derechef, libérant en moi un sentiment de toute-puissance. Je revivais.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Hélas, malgré toutes mes précautions, j’avais choisi un métier sensible. Je dus me conformer aux aléas de la clientèle, cette malléabilité si chère à mes responsables des ressources humaines et d’agence. Je daignais accorder un semblant d’attention à l’assistante, hésitante et fébrile, dans l’entrebâillement de la porte. Pauvre fille, constamment débordée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;- Je sais que vous n’avez pas de rendez-vous, Mme Kapler, mais votre beau-fils insiste.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Le copain de ma fille, rectifiais-je en éteignant l’encens entre le pouce et l’index.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- Nathan Peny, oui. Il désire s’entretenir avec vous. C’est très important.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- A notre époque, qu’est-ce qui est réellement important&amp;nbsp;? Faites-le venir. Mais c’est la dernière exception de la matinée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Dans un salut militaire, l’assistante me remercia puis s’échappa pour regagner la fosse aux lions. Et ça grognait là-dedans.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- B’jour, M’dame Kapler. Désolé de vous déranger.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Je détestais cette manière de hacher les mots pour se donner un genre. Tant qu’à se démarquer autant le faire intelligemment.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;- C’est fait maintenant. Assis-toi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.25cm&quot;&gt;Nathan Peny. Vingt-cinq ans dans le dos et autant d’échecs endossés. A l’image de son passé, il possédait une silhouette décharnée, un squelette mou dissimulé sous une tenue aux teintes militaires. Il avait les cheveux en trac, le regard tout autant. Il misait sur le hors-norme pour se conformer. J’hésitais entre le croire bon à rien ou nul en tout. De toutes manières, il respirait l’échec, quoiqu’il fasse.&lt;/p&gt;
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